Le pensionnat Jean-Baptiste de La Salle

Histoire courte

Fidèle à sa vocation première, le pensionnat construit en 1880 est toujours un lieu d’éducation.

En effet, l’école inaugurée en 1880 devait pallier au manque de place dans les écoles précédemment occupées par les Frères.

Sauvé une première fois en 1904 suite aux lois interdisant aux congrégations d’enseigner, le pensionnat abrita ensuite un hôpital de la Croix-Rouge durant la seconde guerre mondiale. Endommagé par plusieurs bombardements en août 1944, sa reconstruction fut l’occasion d’aménagements nouveaux à l’origine du profil actuel du pensionnat.

84 Rue Saint-Gervais, 76000 Rouen

*fermé au public

Pensionnat Jean-Baptiste De La Salle
Le pensionnat Jean-Baptiste de La Salle

Histoire complète

Après 82 années d’interruption, les Frères des Écoles chrétiennes rouvraient, en 1874, à la demande de plusieurs commerçants et industriels rouennais, un établissement dans l’antique tradition de « Saint-Yon ». Situé rue de la Chaîne, il prenait le nom de Pensionnat Notre-Dame.

Dirigé par le Frère Ambroisin (Ambroise Bournot), venu de Passy, l’essor de rétablissement fut immédiat : 108 élèves (dont 16 internes) en 1874-1875, 250 en 1879-1880. Pour faire face à l’insuffisance de place, plusieurs notabilités catholiques rouennaises constituèrent la Société anonyme d’éducation chrétienne de la rue Saint-Gervais qui acquit les locaux d’une rouennerie (toile de coton peinte) en 1880.

Le 4 octobre 1880, le Frère Ambroisin accueillit 350 élèves dans ces nouveaux locaux, dont le nom restera pour 5 années Pensionnat des Frères des Écoles Chrétiennes, avant de s’appeler définitivement Pensionnat Jean-Baptiste de La Salle.

Initialement, les locaux achetés ne couvraient pas l’ensemble du site actuel. Seuls les bâtiments donnant sur l’entrée principale et l’aile Nord du bâtiment central appartenaient à la Société anonyme d’éducation chrétienne. Une rue (Rue Chasse-Marée) traversait la propriété, tandis que de nombreux immeubles d’habitations existaient au pourtour.

Charles COLLIER (Directeur du Pensionnat de 1904 à 1926)
Charles COLLIER (Directeur du Pensionnat de 1904 à 1926)

L’accroissement du nombre d’élèves (400 à la rentrée 1898) amena la société à acquérir les propriétés voisines, condamner la rue Chasse-Marée et construire l’aile Sud du bâtiment principal (1899).

La loi de juillet 1904 interdisant aux congrégations d’enseigner, le Pensionnat fut menacé de fermeture. Appartenant à une société anonyme, il n’eut pas à subir le sort de nombreux autres établissements lasalliens. À la demande du Frère Assistant Dosithée-Marie, le Frère Adolphe-Joseph du Pensionnat Saint-Pierre de Dreux (fermé dès juillet 1904) se sécularise pour prendre la direction du Pensionnat de Rouen : « Ce serait une honte de laisser disparaître le Pensionnat qui prolonge la vie de l’antique Saint-Yon et par là se rattache directement aux origines de notre Institut. S’il est trois villes auxquelles doivent s’accrocher les Frères, ce sont Reims, Paris et Rouen, synthèse de l’activité du saint Fondateur ».

Durant la Première guerre mondiale, le Pensionnat abrita un hôpital de la Croix-Rouge (Hôpital auxiliaire n°1). Charles Collier réussit malgré tout à maintenir l’activité scolaire de l’établissement, en dépit du manque de place, de la baisse des effectifs et de nombreux enseignants mobilisés. Cette ténacité lui valut la réputation d’avoir sauvé deux fois le Pensionnat en 1904 lors de la réouverture après les lois de juillet, en 1914 en dépit de la présence de l’hôpital militaire.

En août 1944, plusieurs bombes tombent sur l’établissement endommageant les abords de la chapelle et les bâtiments de la rue Saint-Gervais. La reconstruction fut l’occasion d’aménagements nouveaux à l’origine du profil actuel du Pensionnat.


Et aujourd’hui ?

Fidèle à sa vocation éducative, le pensionnat abrite toujours un ensemble scolaire regroupant une école maternelle et élémentaire, un collège et un lycée d’enseignement général.